Recruter un membre du comité exécutif ne ressemble à aucun autre recrutement. Le poste engage la stratégie, les meilleurs candidats sont en poste et ne répondent pas aux annonces, et une erreur se voit à tous les étages de l’entreprise, jusqu’au conseil d’administration.
Pourquoi un Comex ne se recrute pas par annonce
Les dirigeants capables de rejoindre un comité exécutif ne cherchent pas d’emploi. Ils dirigent déjà, sont tenus par des engagements de confidentialité, et ne se déplacent que pour un projet qui a du sens au regard de leur trajectoire. Les atteindre suppose une approche directe et discrète, menée par un interlocuteur qu’ils reconnaissent comme un pair plutôt que comme un intermédiaire.
La confidentialité protège aussi l’entreprise. Un départ annoncé trop tôt, une réorganisation ébruitée ou un nom qui circule avant la décision peuvent déstabiliser une équipe entière. C’est pourquoi chaque candidat approché signe un engagement de confidentialité avant d’en apprendre davantage.
Les étapes d’une recherche
Une recherche de membre du Comex se déroule en trois temps, que nous menons toujours dans cet ordre.
Comprendre et cadrer. Nous commençons par la situation de l’entreprise, son ambition et sa culture, avant de définir avec vous le poste, son périmètre et le profil recherché. C’est l’étape la plus sous-estimée, et celle qui décide de tout le reste.
Identifier et évaluer. Une première liste de candidats, la long list, est validée avec vous, puis chacun est rencontré en entretien approfondi, complété par des tests d’évaluation de la personnalité, des aptitudes et de la motivation. Il en sort une short list de candidats pertinents, intéressés et motivés.
Conclure et intégrer. Vous rencontrez les finalistes à partir d’un dossier confidentiel. Viennent ensuite la prise de références, les vérifications d’intelligence économique et la négociation de l’offre, à laquelle nous vous assistons, puis le suivi de l’intégration du dirigeant pendant un an.
Sur l’ensemble de nos missions, neuf sur dix aboutissent en moins de deux mois, et 35 % en un mois, délais mesurés de la signature du mandat à l’acceptation de l’offre. Il faut y ajouter le préavis du candidat retenu, qu’un cadre dirigeant doit le plus souvent à son employeur actuel.
Ce qui fait une nomination réussie
Un membre du Comex ne se recrute pas seulement pour ses compétences. Il rejoint une équipe dont il devra partager les arbitrages, parfois contester les certitudes, et qu’il doit rendre plus forte. Nous évaluons donc la capacité à fédérer, à décider dans l’incertitude et à s’imposer avec justesse autant que l’expertise technique, qui reste une condition nécessaire mais jamais suffisante.
La composition de l’équipe est d’ailleurs devenue une question de conformité. Depuis le 1er mars 2026, la loi Rixain impose aux grandes entreprises au moins 30 % de femmes parmi leurs cadres dirigeants et les membres de leurs instances dirigeantes, avant un seuil de 40 % en 2029. Selon le baromètre IFA-Ethics & Boards publié en février 2026, les femmes occupent 46,4 % des sièges des conseils du CAC 40, mais 31 % en moyenne de ceux des comités exécutifs et de direction. Autant dire que la question se pose à chaque nomination !
Trois questions que l’on nous pose
Combien de candidats rencontre-t-on au final ? Une short list resserrée de candidats solides, plutôt qu’une longue liste de profils moyens. La qualité du cadrage se voit à ce stade.
Le Comex doit-il être informé de la recherche ? Cela dépend du contexte et du calendrier. Nous en décidons avec le dirigeant qui nous mandate, et la confidentialité est préservée jusqu’à la décision.
Que se passe-t-il si le recrutement échoue ? Nos recrutements sont couverts par une garantie de reprise de six mois. En seize ans, elle a joué deux fois, et jamais pour une erreur d’appréciation.
Chez BCP Partners, nous conduisons des recherches en Executive Search pour les Comex et les Codir depuis la création du cabinet, avec la même exigence de méthode et de discrétion. 70 % de nos mandats nous sont confiés par des clients qui reviennent, ce qui est sans doute la meilleure mesure de ce que vaut une nomination réussie. Vous préparez l’arrivée d’un nouveau membre au comité exécutif ? Échangeons.